Contexte du marché des engrais :
La majorité des fournisseurs sont désormais revenus de congé, mais il leur faut encore du temps pour évaluer précisément la situation, tant au niveau mondial qu'européen. En attendant, la plupart des fournisseurs repartent sur les bases de fin d'année.
L'élément nouveau par rapport à la semaine dernière est le retour de la géopolitique sur le devant de la scène, notamment avec la taxe MACF et l'attaque des États-Unis sur le Venezuela. Même si le Venezuela est un producteur important à l'échelle régionale, ce n'est pas tant cet événement en lui-même qui inquiète les marchés, mais plutôt l'incertitude qu'il génère. Il renforce l'idée que Donald Trump pourrait intervenir de manière soudaine sur d'autres pays, en particulier l'Iran, qu'il a de nouveau menacé la semaine dernière. Dans un tel scénario, l'impact pourrait être conséquent, comme cela avait été observé il y a plusieurs mois, lorsque les prix de l'urée avaient fortement augmenté à la suite des attaques d'Israël sur l'Iran.
Pour le moment, le marché devrait rester globalement stable en ce début d'année. La tendance de fond demeure ferme et il faudra encore un peu de temps avant de voir se dessiner une tendance plus claire pour le début de l'année. Il conviendra de continuer à surveiller attentivement l'évolution de l'urée, notamment à travers l'appel d'offres de l'Inde ainsi que le niveau de la demande aux États-Unis et en Amérique du Sud (le Venezuela est un fournisseur, par exemple, du Brésil).
Concernant le phosphore, il faudra observer si la fin d'année prometteuse se confirme, avec l'éventuelle arrivée de baisses de prix significatives.
Azote :
Solution azotée :
Comme indiqué précédemment, le marché est en phase d'observation en ce début d'année. Les offres se maintiennent aux niveaux de la semaine dernière, soit 358 €/t départ Gand pour janvier et 360 €/t pour des livraisons février/mars. Aucune évolution significative des prix n'est attendue cette semaine. Le marché de fond reste relativement ferme, mais il ne semble pas en mesure d'absorber de nouvelles hausses pour le moment, notamment en raison d'une demande encore limitée.
Ammonitrate :
Aucune évolution notable n'est à signaler. Les prix restent stables à 360 €/t en vrac départ Gand pour l'ammonitrate 27.
Urée :
Le marché mondial de l'urée avait affiché une tendance baissière en fin d'année, mais le contexte semble s'être raffermi récemment. Sans engager une dynamique franchement haussière, la baisse paraît désormais limitée. Les prix devraient donc rester globalement stables à court terme. L'évolution dépendra en grande partie du dénouement de l'appel d'offres indien, ainsi que du niveau de la demande aux États-Unis et en Amérique du Sud, dont un réveil pourrait soutenir le marché et empêcher toute nouvelle baisse. À l'inverse, une demande plus tardive pourrait laisser entrevoir une correction. Le prix reste à 460 €/t vrac départ Gand.
Phosphore :
Le marché du phosphore a amorcé une tendance baissière qui semble vouloir se confirmer. Il convient toutefois d'attendre encore afin d'évaluer le réel potentiel de baisse et d'identifier les premières offres significatives pour les utilisations de printemps.
Le TSP 45 s'affiche actuellement à 545 €/t départ Gand, tandis que le DAP est proposé à 700 €/t départ Gand.
Potasse :
Aucun changement à signaler sur ce marché. Le chlorure de potasse demeure stable à 360 €/t vrac départ Gand.